dimanche 29 septembre 2013

«La vie» a besoin de nous


Zindagi, l'association au nom qui signifie «la vie», a besoin de nous.

Emiline revient en France à fin octobre, pour passer les fêtes en famille mais aussi et surtout pour récolter des fonds pour l'association. Entre autres, elle organise des ventes en entreprises: des sacs — je vais m'en racheter un, ils sont trop jolis — des étoles, des pashminas, des bijoux…

Des sacs comme mon inséparable pendant le voyage.
Il a l'air de rien, il a une contenance étonnante.


  




Nous pouvons l'aider en co-organisant une vente dans une entreprise. Vous travaillez dans une multinationnale avec des centaines d'employés, dans une étude d'avocats ou dans un cabinet de thérapie, n'hésitez pas à accueillir une vente de Noël. Emiline propose de très jolis articles, de qualité, qui font des cadeaux non seulement originaux mais généreux: en majorant le prix à bien plaire, ce sera tout cela de repas en plus pour les élèves de l'école Zindagi. Pour ma part, je suis en pourparlers avec une entreprise à Lausanne, je vous tiens au courant dès que ça se concrétise.

D'autres moyens d'aider cette association: faire un don, devenir membre, offrir ses services. Il vous suffit de contacter Emiline pour lui proposer vos talents. Par exemple, une association comme celle-ci requiert beaucoup de paperasses (demandes de subventions, démarches adminstratives) qui sont toujours chronophages.

Pour ma part, je viens d'être promue traductrice et rédactrice. (yééé!) Je ne manquerai pas de relayer ici les nouvelles de l'association. Je vous donne déjà un scoop à paraître dans la prochaine newsletter: des pourparlers sont en train pour louer un terrain dans Varanasi sur lequel on construira la nouvelle école Zindagi. En effet, il fallu refuser de nouveaux élèves à la rentrée pour cause de manque de place.

Et quand on dit: «construire une nouvelle école», avec nos cerveaux d'occidentaux, on imagine immédiatement des grues, du béton, des structures métalliques, des doubles vitrages, des canalisations, des revêtements au sol, des pupitres, des chaises… alors qu'en Inde, c'est bien plus vite fait et ça ressemble plutôt à ça :

La cour de l'école Zindagi


Gageons que le préau de la nouvelle école sera un peu plus vert...

Et je ne vous parle pas des nombreuseus autres idées qui germent dans le cerveau d'Emiline et de ses acolytes, visitez leur site et abonnez-vous à leur newsletter pour en savoir plus. Et soyez fan de leur page facebook.

Je rappelle encore que 10 euros, c'est une fortune pour eux et un ou deux clics pour nous.

Alors cliquons-cliquons.









jeudi 5 septembre 2013

New life, new room

L'aventure continue...

Le 3 août dernier, mon papa a rejoint le grand monde blanc. Ça n'était guère une surprise, il avait 90 ans, il a eu une belle vie, il est parti tout en douceur, on a bien eu le temps de lui au revoir.

Très vite, ce fut dur pour ma maman Mado de dormir dans une chambre qui n'est désormais plus conjugale à côté d'un lit vide. Alors on a vidé l'atelier-bureau de René et rénové la pièce du sol au plafond. Avec le reste de la famille, on lui a fait une très jolie chambre avec un seul lit. Et de même avec la chambre ex-parentale : rénovation du sol au plafond, et installation de votre serviteuse avec les éditions de l'Arbre d'Or.

Un petit diaporama des travaux :

Avant


Avant, mais après. C'est-à-dire: avant les travaux, mais après le départ de René, on a commencé à trier les affaires.
Mes parents ne dormaient tout de même dans un tel boxon.



Les papiers peints sont arrachés.


Les murs sont bouchés

Sous-couche

Première couche

Deuxième couche

Pose du parquet en lino. Des lamelles PVC auto-collantes qui se posent avec une aisance!
Quatre heures pour toute la pièce, y compris les finitions.


La pièce finie et (sommairement) meublée. 

Et sommairement rangée. Je manque de meubles...

Ikea, accroche-toi, j'arrive.
A suivre, avec plus de meubles.


Ça prend forme :







lundi 17 juin 2013

Épiblogue

Allez, pour faire bon poids, voici un panoramique du plateau de Gizeh.



Nous sommes de retour au Caire, crevés, vers 16h. Nous avons épuisé nos roupies, il ne nous reste que de quoi manger ce soir, car dans la nuit, nous prenons l'avion du retour. Chacun le sien, en raison de réservations non concomittantes, mais c'est le dernier jour pour tous les deux. Demain, nous serons de retour à Genève.

Oh comme je les savoure, ces minutes! Depuis ce matin, je suis dans un état d'incarnation tellurique. J'habite mon corps nanoseconde par nanoseconde et je savoure tout ce que je vis au présent. Ici! et maintenant!

Les graines du temps se décomptent comme les grains d'un chapelet, l'un après l'autre durant le temps de psalmodier une prière de gratitude que j'allonge dans l'espoir d'allonger le temps. Je capture et j'enregistre tout ce qui existe autour de moi et je le dépose délicatement dans mon écrin intérieur, celui des moments précieux de la vie, ce bel écrin tapissé de velours rouge. Une capture des cinq sens, tant j'emporte avec moi aussi les odeurs de ce voyage. Je sens qu'elles vont douleureusement me manquer.

Khéops, Képhren, Mykérinos, le Sphinx, les pierres multi-millénaires de Saqqarah, le sable mythique collé sur mes pieds, j'engrange tout. Je me tricote des souvenirs, ce sont les dernières mailles, la finition de l'ouvrage.

Nous retournons sur la super terrasse derrière l'hôtel pour boire un dernier jus de mangue et fumer une dernière shisha.



Est-ce besoin de dire que tout cela est divin? Je regarde Olivier en face de moi qui lit encore la Bible et commente nos visites. Oui, nous avons vu l'essentiel, non, nous n'avons rien manqué d'important. Oui, bien sûr, il faudra revenir à Saqqarah, mais bon, hé, ho, on a fait un beau voyage. Oui, lui aussi il est heureux de ce périple à deux.

Tout est velouté à cet instant, y compris l'odeur de la shisha qui, à elle seule, me fait planer.

Nous partons pour l'aéroport du Caire à 22h30, il fait toujours et encore chaud. La même attente qu'à Dehli commence, sauf que cette fois, c'est moi qui prend l'avion sept heures avant Olivier. Je décolle à 3h du matin. À 6h, je fais escale à Istanbul.



L'allure européenne de la ville me frappe. Seul un grand minaret indique que je suis encore en terre  islamique, et je me rends compte à cet instant que je m'étais bien immergée dans l'ambiance d'un autre continent. J'embarque deux heures plus tard dans un avion qui porte un prénom marrant. Dommage qu'Olivier ne soit pas là, on ferait des gags idiots et je ricanerais bêtement pendant trois minutes.




À 10h30 le 17 juin, je touche le sol genevois. Avant cela, j'ai survolé les Alpes, puis l'avion a longé le Léman depuis Vevey: j'ai bien reconnu les montagnes. Seigneur, que ce lac est magnifique, que ce pays est beau! Et propre! Je déteste cette réflexion qui monte du tréfonds de mon ADN, c'est le gène «propre en ordre» des Suisses. Ma foi, mes racines sont là.

Il fait une météo splendide, le thermomètre de mon quartier indique 36°. Merci la vie, j'aurais été sombre de rentrer par un jour sombre.

Je suis contente. Je reviens avec ce que j'étais allée chercher: j'ai à nouveau trente-cinq ans.
Ça faisait vingt-deux ans que j'avais trente-cinq ans, et puis au mois de mars, j'avais soudainement eu cent trente-cinq ans.

Il me semble que c'est au sommet du Sinaï au lever du jour que j'ai récupéré ma flamme.

Ce blog reste ouvert, car il y aura d'autres voyages.

Inch' Allah !




dimanche 16 juin 2013

Les pyramides


Départ à 8h30 avec Ahmed, un chauffeur de taxi qui nous propose le circuit suivant: la visite d'une fabrique de papyrus véritable pour de vrai en vrai authentique, pas les trucs bons marchés pour les touristes, pas d'obligation d'achat, puis le plateau de Gizeh avec les pyramides et le sphinx. Ensuite, la visite toujours gratuite et sans obligation d'achat, promis, «no hassel» (pas de harcèlement) d'une parfumerie authentique en vrai, des vraies essences raffinées pas des trucs frelatés pour touristes. Puis Saqqarah, le plus vieux site archéologique d'Egypte et enfin Dashur, près de Memphis.

À Dashur, il y a possiblité de visiter l'intérieur de la pyramide. Comme pour les momies du musée du Caire, je laisse Olivier faire ça sans moi. Ce ne sont pas les choses égyptiennes que je préfère.

Avertissement: je publie ici des photos atypiques des pyramides (et celles où nous sommes dessus, c'est trop frime). Les belles photos somptueuses et colossales, vous les trouvez partout ailleurs.

La région de Gizeh, avant d'arriver au plateau des pyramides. On dirait l'Inde.


Olivier aux prises avec un soi-disant guide collant qui cherchait à nous imposer/arnaquer une visite guidée.



Détail d'une «patte» du sphinx. Si vous voulez mon avis, cette statue ne ressemble à un lion que de très très loin.

Tête de sphinx et cul de chameau





J'ai touché du doigt les pyramides

J'ai foulé du pied le plateau de Gizeh


Profils avec et sans nez

«J'y suis!»












Et maintenant un jeu: cherchez les pyramides.









Le Nil (et Olivier)

Une palmeraie pour les dates
(traduction littérale du commentaire du chauffeur de taxi)




Le site de Saqqarah.
Visite un peu manquée, j'avoue que j'arrivais à saturation.
Je retournerai en Egypte pour mieux le visiter.
Inch'Allah, comme ils disent ici.





Et enfin, Dashur

Grimper sur la pyramide...

...se faire prendre en photo par le préposé de service pendant qu'Olivier visite l'intérieur et répondre à toutes ses questions (d'où je viens, c'est qui l'autre, mon ami? Ah, mon fiiils...)

...admirer le désert,

...et en redescendre.