dimanche 4 décembre 2016

Intégration

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J’ai fait la fête bien trop tard hier soir, j’étais au-delà de la fatigue. Trop de tout: trop d’énergie, trop de mots dans trop de langues, trop de nourriture, trop d’alcool, trop de bruit, surtout. Seigneur que les Allemands sont bruyants quand ils font la fête. C’est donc épuisée que je me suis couchée, mais il eut été trop facile que la nuit soit complète… Je me suis réveillée entre 3h40 à 4h20 pour assister à de drôles de choses dans mon corps. J’ai senti des vagues d’énergie arriver par le sommet de ma tête et glisser le long de mon corps jusqu’aux pieds, j’ai eu très chaud aux mains pendant plusieurs minutes et mon mental s’est promené comme un cheval fou dans des zones indescriptibles selon un scénario débridé. J’ai collé une étiquette « intégration » sur le processus et je me suis rendormie.

Le matin, il me faut quelques cafés pour retrouver le plein usage de mon cerveau et la capacité de parler avec les copains du petit déjeuner. Marc charrie Mary Beth au sujet du nouveau président de son pays, il improvise un rap qui nous fait hurler de rire. Puis il joue avec des expressions anglaises dont il vient de bien capter la prononciation.$


Nous avons rendez-vous à 11h à l’embarcadère pour une croisière sur le Rhin. Marc propose d’aller marcher sur Königsallee, les Champs-Elysées de Düsseldorf. Nous partons les trois avec Hisako dans un petit froid vif qui mange la peau et par un soleil radieux.C’est effectivement une magnfique avenue avec les boutiques de luxe, puis nous traversons le marché de Noël qui s’éveille.


Maître Merlin est parmi nous.
Master Merlin is among us.

Nous retrouvons le groupe au bord de l’eau. La croisière est tranquille, il n’y a pas grand chose à voir, mais le bercement de l’eau et les boissons réconfortantes nous cajolent doucement. Il fait bon être ensemble.

Retour dans le marché de Noël tout a fait réveillé maintenant et donc bruyant. Sandra nous emmène boire un vin chaud au meilleur endroit de la planète et plus loin, nous dégustons des traditionnels beignets de pomme de terre avec de la purée de pommes. C’est délicieux!

Puis c’est le moment de se séparer, les premiers participants nous quittent pour aller prendre leur avion. On s’embrasse, on se dit que c’était génial, qu’on va refaire, oui, c’est sûr, on sera là pour le prochain événement. Les visages sont rayonnants, les gens souverains. Je sais, je me répète, mais que voulez-vous, je trouve que la vraie vie, c’est ÇA!

Nous sommes de retour à l’hôtel vers 15h, nous avons deux heures pour nous détendre. Je prends encore un bain de reine et je descends dans le lobby rejoindre Mary Berth pour un dernier café avec Hisako et Jorge qui ne prennent l’avion que demain. A 18h, Sandra nous prend en voiture et nous retournons à Amsterdam.

J'ai prêté mes lunettes Van Gogh à Marc
Marc needed glasses to read the map, I lent him my Van Gogh one.











Encore un gag pour Mary Beth
Another teasing Mary Beth






Construits par un fameux architecte dont j'ai oublié le nom
Buildings by famous architect whom I forgot the name







ENGLISH

Sunday December 4th — Integration

I partied far too late last night, I was beyond fatigue. Too much everything: too much energy, too many words in too many languages, too much food, too much alcohol,  and especially too much noise. Gee, the Germans are noisy when they celebrate!

I went to bed, but it would have been too easy to have a complete night sleep... I woke up between 3:40 am and 4:20 am to watch some funny things taking place in my body. I felt waves of energy coming through the top of my head and sliding down to my feet, my hands were hot for several minutes and my mind wandered around like a crazy horse in unexpected areas following a crazy unleashed scenario. I pasted an "integration" label on the process and I went back to sleep.

In the morning, it’s only after several coffees that I could get full use of my brain again and the ability to talk with breakfast buddies. Marc teases Mary Beth about the new president of her country, he improvises a hilarious rap, playings with english expressions he has just caught the right the pronunciation.

We are supposed to meet at 11 am at the pier for a cruise on the Rhine. Marc proposes to walk on Königsallee before, it’s Düsseldorf’s Champs-Elysées. Hisako and I join him and we walk with a radiant sun and a chilly little wind.This is indeed a magnificent avenue with the luxury shops. We then go through the Christmas market that is hardly awakening.

Master Merlin is with us.

We join the group at the riverside. The cruise is quiet, there is nothing much to see, but the roll of the water and the comforting drinks gently cuddle us. It's good to be together.

Back to the Christmas market quite awake now and then noisy. Sandra takes us for a Glüwein (hot wine) at the best place on the planet and then, we eat traditional potato fritters with apple puree. It is delicious!

Then it's time to separate, the first participants leave for the airport. Hugging, kissing, it was so great, amazing, let’s do it again, yes, for sure, we will be there for the next event.  Radiance, sovereinty. I know, I ramble, but what do you want, to me, THIS is real life!

We are back at the hotel around 3 pm, which gives us two hours to relax. After another Queen bath, I join Mary Berth in the lobby for the last coffee with Hisako and Jorge who only fly tomorrow. At 18:00, Sandra and Jonathan pick us up and we drive back to Amsterdam.




samedi 3 décembre 2016

Masters Hub no 2

(English scroll down)

Nous nous sommes donné rendez-vous au restaurant de l’hôtel pour le petit déjeuner, Mary Beth, Hisako et moi.

J’aime ce premier repas de la journée, surtout quand il peut se transformer en brunch. Mary Beth et moi nous rendons ensuite à la salle qui est à 5 minutes à pied de l’hôtel tandis qu’Hisako prend son temps, elle nous rejoindra plus tard. L’accueil des participants est prévu à 10h. A peine arrivée, je me rends compte que j’ai oublié mon matériel. Il me semblait bien que mon sac était un peu léger. Je fais un rapide aller-retour pour récupérer mes calendriers, les t-shirts mantradala et du papier et des feutres pour les activités. C’est que je suis un peu submergée par ce rôle de co-facilitatrice qui est nouveau pour moi.

La réunion d’hier a permis que la glace soit rompue et nous pouvons très vite commencer la journée dès que tout le monde est là. Nous faisons un tour de présentation pour les deux ou trois personnes qui ne sont arrivées que ce matin, puis Jonathan nous demande de prendre un selfie et de tirer un papier dans un chapeau. Nous avons mis des paires de numéros. Nous sommes quatorze, il y a deux fois les numéros jusqu’à 7. Pour l’instant, aucune explication n’est donnée quant à ces procédures.

Après l’introduction, Sandra nous demande d’exposer notre situation du moment. Où en suis-je dans ma vie et surtout, qu’est-ce que je veux laisser derrière moi? Car c’est là l’un des buts principaux de cette journée: faire le pas en avant, le saut de quanta nécessaire pour avancer plus loin vers ma réalisation.

Je suis une fois de plus impressionnée par l’authenticité avec laquelle chacun expose humblement ses retenues, ses freins, ses propres empêchements, tout en partageant pleinement ses aspirations, ses rêves, ses idéeaux. C’est l’avantage avec les gens conscients: on a passé l’ère des drames et des pompages d’énergie.

Devoir répondre à cette question me fait me rendre compte qu’il est temps de lâcher les freins et de laisser s’exprimer mon plein potentiel. J’ai une petite tendance à me laisser aller dans le confort de la sécurité alors que ce que je veux vraiment, c’est vivre de ma créativité uniquement.



"Avant" — "Before"

Pour l’exercice suivant, nous nous répartissons en quatre groupes de trois personnes. Mary Beth étale quelques milliards de photos sur les tables — non, j’exagère… mais il y en a bien plusieurs dizaines.



C’est une façon de trouver le reflet de nos potentiels et un exercice à trois nous permet de développer et d’aller plus loin dans cette révélation de nous-mêmes et des autres.







A nouveau, c’est un moment authentique où chacun est vrai et sincère. Ce sont des moments de grâce et ceux que je préfère dans mes relations avec d’autres humains. Je me fiche de la bienséance, des conventions, les jugements sont écartés. Chacun en est là où il en est, il n’y a pas de bien ni de mal, pas de juste ni faux. Il y a seulement des êtres en chemin vers leur lumière et qui ont choisi d’y aller ensemble. Pourquoi pas, le cas échéant, se donner la main cinq minutes pendant une mauvaise passe? N’est-ce pas là le meilleur de la Vie?

Si je vois chez l’autre l’étincelle qu’il n’a pas vue, n’est-ce pas mon devoir de la lui signaler? Il me semble que c’est la chose décente à faire, et c’est ce que je fais pour l’un de mes partenaires pendant la journée, quand je sens qu’il se contente d’un «potientiel illimité» un peu trop limité. Qu’il ait envie de s’en inspirer lui appartient ensuite tout comme je suis libre de suivre le conseil qu’il ou elle vient d’articuler pour moi. Je trouve que la vie nous impose trop de limites devenues inutiles et contraignantes, devenues même anti-vie; qu’il est temps de les revisiter et de faire des choix clairs en direction d’une vie satisfaisante et qui apporte du bonheur.

Et puis c’est une pause café bienvenue. Nous ouvrons les fenêtres en grand pour faire circuler les énergies. C’est la première fois que je vis ce genre de vibrations dans un atelier de ce genre. Pas de drame envahissant, pas de crise émotionnelle mais des sentiments enfin libérés, enfin autorisés à exister pleinement. Je suis ce que je suis, un être humain unique, j’existe dans tous mes aspects. Ce respect universel et mutuel a une fréquence bien particulière qui permet aux potentiels de se manifester.

L’énergie collective est forte, nous venons de faire bouger des potentiels, autant d’entités vibratoires bien réelles qui dansent avec nous. Il y a soudain un monde fou dans cette salle!

Je constate de façon récurrente que lorsque nous sommes entre gens de maîtrise, nous sommes détendus, sincères, relax dans un sentiement de totale sécurité. Je ressens à cet instant une profonde gratitude pour ces magnifiques personnes qui sont littéralement venus des quatre coins de la planète (Italie, Japon, USA, Allemagne, Hollande, Suisse, Norvège, Suède). Merci d’exister, les copains!

C’est le moment de prendre un nouveau selfie et de comparer nos trombines «avant» et «après».
Tout le monde participe au repas du soir organisé à nouveau dans une brasserie; les mets y sont différents mais toujours typiques et bien sûr, copieusement arrosés de bière.

À noter que le prochain Master Hub aura lieu début mars à Amsterdam, il se fera sur deux jours (les 4 et 5 mars) et le menu du jour n’est pas encore concocté, mais ce sera différent de ce que nous avons déjà fait.

"Après" — "After"








ENGLISH

Saturday December 3rd, Masters Hub No 2

Mary Beth, Hisako and I have breakfast together at the hotel. I really enjoy this first meal of the day, especially when it can turn into a brunch. Then, Mary Beth and I are off to the event’s place which is only a five minutes walk from the hotel while Hisako takes her time, she will join us later since participants are expected at 10 am. As soon as I arrive, I realize that I forgot my material. Funny how my bag was a little too light. I make a quick round trip to fetch my calendars, mantradala t-shirts and paper and pens for the activities. I am a little overwhelmed by this role of co-facilitator, which is new to me.

The meeting was ice breaking and we can start quite quickly with the essential as soon as everyone is there. We do a presentation tour for the two or three people who only arrived this morning, then Jonathan asks us to take a selfie and to pull a paper from a hat. There are 14 people doing the exercices, we have put seven pairs of the same numbers but for now, no explanation is given as to these procedures.

After the introduction, Sandra asks us to state our current situation. Where am I in my life and especially, what do I want to leave behind? For this is one of the main purposes of this day: to take the step forward, the quantum leap necessary to advance further towards my realization.

Having to answer this question makes me realize that it’s time for me to release brakes and allow the full expression of my creativity. I have a small tendency to wallow in a feeling of safety while what I really want is to be able to make a living from my creativity only.

I am once again impressed by the authenticity with which each person humbly exposes their doubts, their stumbles, their impediments while fully sharing their aspirations, their dreams, their ideas. This is what’s great with conscious people: we have passed the era of dramas and feeding energy.

For the next exercice, we split the group into four groups of three. Mary Beth spreads gazillions of photos on the tables - no, I’m being dramatic… but there are a lot of them.

Chosing pictures is a way for us to reflect of our potentials, share, develop and go further in this revelation of ourselves and of the two others.

Another of those authentic moments where everyone is true and sincere. These are the moments of grace and the moments that I prefer when interacting with humans. We don’t care anymore about propriety, conventions; judgments are discarded. Everyone is who is, there is no right or wrong. There is only human beings on their way to their inner wisdom and who have chosen to walk together. Why not, then, give a helping hand for five minutes, the time to get out of a rought pass? Is not the best of Life?

If I see the other’s spark that he has not seen, is it not my duty to show it to him? It seems to me that this is the decent thing to do, and that is what I did for one of my partners during the day, when I felt that he settled for a little bit too limited «unlimited potential». Wheather he wants to be inspired by it then it belongs to him, just as I am free to follow the advice he or she has just verbalized for me. Life imposes upon us too many limits which have become useless and constraining, even «anti-life»; it’s time to revisit them and make clear choices to create a satisfying life that brings happiness.

And then, most welcome coffee break. We open the windows in order to stir the energies. This is the first time I have felt such a level of vibrations in a workshop. Nope, this is definitely not a workshop, rather a play-shop, to plagiarize Mary Berth who said so the first. No invasive drama, no emotional crisis but finally liberated feelings, finally allowed to exist fully. I am that I am, I exist in all my aspects. This universal and mutual respect at a very particular frequency that allows the potentials to manifest themselves.

The collective energy is strong, we moved potentials that are as many real vibrational entities that dance with us.  This room is suddenly fully crowded!

I recall that when we are among masters, we are relaxed, sincere, feeling totally safe. At this very moment, I am deeply grateful for these wonderful people who literally gathered from all over the world (Italy, Japan, USA, Germany, Holland, Switzerland, Norway, Sweden). Thank you for existing, you guys.

It is time to take another selfie, and compare «before» and «after».

We have another brewery experience for supper, differents meals, still traditional and still poured with abundant beer.

Note that the next Master Hub will take place at the beginning of March (4th and 5th) in Amsterdam, it will be two days long and the menu of the day is not yet cooked, but it will be different from what we have already done.



vendredi 2 décembre 2016

Rassemblement

(English scroll down)

La matinée est un peu effervescente à cause des derniers préparatifs pour la journée de demain. Impression des derniers documents nécessaires, peaufinage du programme, quelques courses pour prévoir des snacks…

Mary Beth est arrivée, elle est à l’aéroport et cherche le train pour rejoindre Naarden. Comme moi, elle sue un peu pour comprendre comment fonctionne l’automate à billets. Là où j’avais renoncé et acheté ma place au guichet, elle a réussi à se faire distribuer un billet par la machine. Elle arrive à la ferme où tout le monde lui fait la fête, y compris chiens et chats. Départ dans l’heure pour Düsseldorf. Il fait gris avec quelques éclaircies. Nous faisons un arrêt pique-nique dans une station service et puis c’est l’Allemagne et ses autoroutes à vitesse non limitée.

Nous arrivons à Düsseldorf vers 15h, Sandra et Jonathan nous déponsent à l’hôtel. Mary Beth dort littéralement debout, le décalage horaire vient de lui donner un grand coup dans la nuque, c’est sûr, elle va faire une sieste.



J'adoooore les ascenseurs vitrés!
I love glass elevators!

La vue de ma chambre
View from my room

Y’a rien à faire, j’adore l’hôtel. Une chambre pour moi toute seule où je peux me vautrer, éparpiller mon désordre, user et abuser de la baignoire, allumer la télé, zapper les chaînes, puis l’éteindre parce que trop ennuyeux. Et surtout, jouir comme une princesse du service hôtelier. Je quitte la chambre et quand je reviens, mon lit est fait. Quel luxe! Je ne m’en lasse pas.


Rendez-vous à 17h à la salle que nous avons louée pour l’événement Masters Hub no 2 pour mettre au point les derniers détails pour demain. C’est la soeur de Sandra qui gère cet espace de partage de bureaux, un concept qui se généralise un peu partout. La salle est spacieuse, l’accueil est au point. J’avoue, j’ai un peu le trac de faire partie des facilitateurs de ce stage. Toujours pas très sûre de mon rôle dans cet événement, j’ai un vieux shéma qui remonte, celui d’avoir de la peine à prendre ma pace.




Nous nous rendons ensuite à la Brasserie Uerige où nous retrouvons pratiquement tous les participants de la journée de demain. Ce repas était facultatif, il est prévu pour faire connaissance et une première harmonisation des énergies. Quatre personnes sont déjà là, hormis Hisako que je connais déjà, c’est une première pour les autres, et pourtant, nous nous saluons comme des cousines qui ne se sont pas vues de longue date.

Le repas est festif et copieux, malgré le bruit qui dépasse largement le niveau de décibels habituel d’un restaurant, nous arrivons à avoir des conversations. Après le repas, balade dans le marché de Noël. Des orbs très nettes apparaissent sur le ciel de la nuit.

Puis nous faisons l’expérience du Killepitsch. Je vous laisse visiter le site officiel sur lequel vous pouvez entrer seulement après avoir avoué si vous l’avez l’âge de boire ou non. Si vous avez moins de 18 ans, la page d’accueil vous injoncte de revenir dès que vous les aurez.

Je reconnais, c’est bon, c’est joyeux, c’est très alcoolisé, ça réchaufe, c’est parfait pour un marché de Noël. Nous visitons un autre pub, tout aussi bruyant que la brasserie avec des gens de plus en plus ivres dont nous faisons partie nous aussi.

Et puis dodo.
Demain, il y a workshop.
Et là, peu importe l’heure tardive, je me prens un bain de mousse de reine.

Uerige Braurerei










Killepitsch Stube


Observez les orbs qui changent de place sur la photo suivante
Watch the orbs that have moved from the precedent picture


Mauvaise photo mais bonne image de l'ambiance
Bad picture but good refection of the atmosphere



ENGLISH

Note: I helped myself of picture from your Facebook profile, guys. My camera broke down the first day and my iPhone was not so good. If it not OK with you, don't hesitate to tell me and I will remove them.


Friday, December 2nd, the gathering

The morning is a little effervescent because of the final preparations for tomorrow. Printing the last documents, tweaking of the program, last dash to the grocery store to provide snacks...

Mary Beth has landed, she texts that she is at the airport looking for the train to join Naarden. Like me before her, she sweats a little to figure out how to buy a ticket from the machine. Where I had given up and bought my place from the desk, she succeeds. She arrives at the farm where everyone warmly welcomes her, including dogs and cats. Departure in the hour for Düsseldorf. Weather is cloudy and foggy. We make a picnic stop at a gas station and then it's Germany and the unlimited speed freeways.

We arrive in Düsseldorf around 3pm, Sandra and Jonathan drop us at the hotel. Mary Beth is literally sleeping standing up, jet lag has just given her a big shot in the neck, for sure she will take a nap.

There is nothing to say, I love hotels! A room for me alone where I can wallow, scatter my disorder, use and abuse the bathtub, turn on the TV, zap the chains, then turn it off because it’s too boring. And above all, enjoy the service like a princess. I leave the room and when I come back, my bed is done. Magic! What a luxury! I never have enough of it.

Rendezvous at 5 pm to the place we rented for the Masters Hub 2 event to finalize the details for tomorrow. Sandra's sister is the manager of this work sharing space, a concept that is spreading a bit everywhere. The room is spacious, everything is set up well. I confess, I have a little stage fright to be one of the facilitators. Still not very sure of my role in this event, I have an old issue coming back, that of having trouble taking my place. I’ll deal with it.

At 6pm, we go to Uerige Brewery where almost all the event’s participants are attending. This meal was optional, it was planned to get acquainted and create the first harmonization of energies. Four people are already there, except Hisako whom I already know, it’s a first for the others, and yet we greet as cousins ​​who have not seen each other for a long time.

The meal is festive and copious; despite the noise that far exceeds the usual decibel level of a restaurant, we get to have conversations. After the meal, we wander in the Christmas market. Clear orbs appear on my pictures of the night sky.

Then we experience the Killepitsch. I let you visit the official website on which you can enter only after checking you age. If you are under 18, the home page instructs you to return only when you get there.

I admit, Killepitsch is good, warm, cheerful, it's very alcoholic, it's perfect during a Christmas market.
We then visit another pub, just as noisy as the brewery with more and more drunk people of which we are, by the way.

And then it’s time to go to sleep...
Tomorrow it’s workshop’s day.
And there, no matter the late hour, I take a hug foam bath like a queen.






jeudi 1 décembre 2016

Journée tranquille

(English, scroll down)

Grosse joie de se retrouver, Sandra arrive à la gare pile au moment où je pénètre dans le hall central. Tu parles d’une synchronicité! Elle achète une bouteille de Prosecco que nous allons boire pour célébrer mon arrivée. Un cadeau m’attend sur le siège passager de la voiture: un paquet marshmallows. Petite explication: un jour, dans l’une de nos discussions sur internet je me suis un peu échauffée sur un sujet. Par la suite, histoire de faire comprendre que c’était juste le feu de la discussion et non de la colère, j’ai dit que maintenant, je me calmais, je respirais et que j’envoyais du «love, light and marshmallow» . Ça les a bien fait rire, et depuis, les marshmallows sont mangés un peu à toutes les sauces. Donc…. un paquet de marshmallows, que je n’aime pas particulièrement, il faut le souligner.

Je renconte les enfants de Sandra qui sont super chou, nous papotons pendant des heures et encore après l’arrivée de Jonathan qui rentre du travail. Un bout du monde est ainsi vite refait, même si ça va prendre encore quelques heures supplémentaires pour en faire le tour.

J’ai un peu trop bu hier soir, et ce matin, j’ai un léger mal de tête. Il fait gris comme le mois de novembre sait être gris et après le café et le petit déjeuner, nous faisons ensemble avec Sandra la vaisselle de la veille au soir. Une journée comme les autres, sauf que… Le quotidien avec des gens accomplis comporte une énergie différente, vraiment nouvelle. C’est à peine si nous nous connaissons, je le rappelle. Nous nous sommes rencontrés à Hawaii en avril dernier, et c’est à peine si nous avons fait connaissance. Puis je suis venue pour le premier événement Masters Hub en août, et j’ai un peu mieux rencontré Sandra et Jonathan à cette occasion, bien qu’au milieu d’autres personnes, donc pas très à fond.

C’est une autre histoire avec Mary Beth: première rencontre également à Hawaii où nous passons une semaine ensemble dans un AirBnB. C’est elle qui me stimule à venir à Amsterdam et me propose d’aller ensuite célébrer son anniversaire à Paris. C’est déjà une relation établie, Mary Beth est une sister, et j’ai hâte qu’elle arrive demain.

Quand Sandra dit «fais comme chez toi», elle le pense vraiment, et je peux naturellement prendre mes aises. Nous ne passons plus par la case politesse où l’hôtesse se doit de faire la conversation et l’hôte se doit de ne pas prendre d’initiative. Comme à Hawaii avec les quatre du BnB, il s’établit très vite une danse harmonieuse du quotidien où chacun prend sa place naturellement. C’est comme si on avait toujours vécu ensemble. Voilà qui renforce ma conviction que «paix sur la Terre aux gens de bonne volonté».

Nous réfléchissons à ce qui manque encore pour samedi: les badges. Nous allons jusqu’à Bussm pour trouver des étiquettes, et je fais la mise en page sur mon ordi.

Promenade avec les chiens, il fait un petit froid vif. Les chiens aussi sont conscients. Ils sont adorables et je ne sais pas qui promène qui. Puis Sandra part avec les enfants pour faire des courses et manger un Burger King. Ah oui, dans cette maison, on mange quand on a faim. J’adore ça.



ENGLISH

So happy to get together again! Sandra arrives at the station at the exact moment when I enter the central hall. Speak about synchronicity! She buys a bottle of Prosecco that we will drink to celebrate my arrival. A gift waits for me on the passenger seat of the car: a pack of marshmallow. Little explanation: one day, in one of our discussions on the internet, I got a little heated on a subject. Afterwards, to make it clear that it was just the heat of the discussion and not anger, I said that now I calm down, I breathe and I send love, light and marshmallow. It made them laugh, and since then, the marshmallows are often mentionned. So…. A package of marshmallows, which I do not particularly like, should it be emphasized.

I meet Sandra’s children who are super cute, then we chat for hours and still after the arrival of Jonathan who returns from work. One portion of the world is thus quickly redone, even if it will take another few hours to do the rest.

I had a little too much to drink last night, and this morning I have a slight headache. It is cloudy as the month of November can cloudy and after the coffee and breakfast, together with Sandra we tidy up the kitchen from last night supper. Another day in life, except that... the daily routine with accomplished people has a different energy, really new. We hardly know each other, I repeat. We met in Hawaii last April, and we barely got to know each other then. Then I came for the first Masters Hub event in August, and I got to know Sandra and Jonathan a little better on that occasion, although among other people, so not very thoroughly.

It is another story with Mary Beth: first meeting also in Hawaii where we spent a week together in an AirBnB. She is the one who pushed me to come to Amsterdam and suggested to go then to celebrate her birthday in Paris. So with her, it’s an already established relationship, Mary Beth is a sister, and I can not wait for her to arrive tomorrow.

When Sandra says "make yourself at home", she really means it, and I can naturally take my ease. We no longer go through the polite stage where the hostess has to make the conversation and the host must not take any initiative. As in Hawaii with the four of the BnB, a harmonious dance of the everyday life is quickly established where everyone takes naturally their place. It’s like we’ve always been living together. This reinforces my belief that "peace on earth to people of good will".

We then make a checkup about what is missing for Saturday: the name tags. We go to Bussm to find labels, and I make the layout on my computer.

Then a walk with the dogs. It’s chilly outside. Dogs are also aware. They are adorable and I don’t know who walks who. Then Sandra leaves with the children to go shopping and eat a Burger King. Ah yes, in this house, we eat when we are hungry. I love that.