mardi 11 juin 2013

Au sommet du Sinaï


11-12 juin

On commence à s'ennuyer un peu à ne rien faire, et je ne suis pas la dernière à être partante pour une excursion. Nous optons pour une marche de nuit sur le Sinaï avec lever du soleil au sommet de la montagne.

Mardi soir, 22h30, un bus nous ramasse devant notre hôtel avec d'autres touristes, direction Sainte Catherine. Deux heures de route dans un minibus non climatisé. Hormis le fait que nous sommes tous plutôt endormis et que nous piquons du nez pendant le trajet, le voyage est tout à fait agréable, en pleine nuit, par un petit 28° agréable.

Notre guide monte dans le bus un peu avant d'arriver, il marchait au bord de la route, arrivant de je ne sais où, j'aurais juré l'endroit totalement désert. En route, nous passons plusieurs postes de contrôle, comme des frontières, à l'un d'eux, un militaire vérifie nos passeports. Ne jamais se déplacer sans en voyage...

Arrivés au milieu de nulle part, le guide nous explique que nous allons marcher pendant 35 minutes pour arriver à la moitié de la montée, puis il y aura 45 minutes de grimpette un peu plus raide, puis 25 minutes et 750 marches pour manger la distance qui nous séparera alors du sommet. En nous fragmentant ainsi le trajet, j'ai l'impression qu'on va faire un petit bout de chemin, puis un petit bout de chemin, et on y sera. Pas plus mal, parce qu'au final, on a tout de même grimpé pendant trois heures.

Je suis à la traîne, sûrement l'aînée du groupe, mais ne le répétez pas. Pas toute seule à l'arrière, cependant. Olivier calque son rythme sur le mien histoire de savourer le moment ensemble, et quelques personnes marchent encore derrière nous, dont un très bon marcheur qui, je le comprendrai plus tard, ferme la marche dans un souci de solidarité. Nous marchons à la lueur des lampes-torches, il fait nuit noire. Non, pas vrai: il y a un ciel saturé d'étoiles, on voit nettement la voie lactée, c'est «awsome». Si on pouvait, on marcherait bien sans lampes, mais alors vu mes capacités, il ne vaut mieux pas.

Notre guide —Moses. Si! Ça ne s'invente pas!— me repère à la traîne et s'inquiète de savoir si j'ai une lampe. Je dis que «oui, mon fils en a une», et hop, je deviens illico «Mother». Depuis ce moment, il ne cesse de m'interpeller dans le noir pour savoir si je suis le mouvement. C'est plein de respect, mais n'empêche que ça me fout un coup de vieux!

Je précise que oui: je suis. Lentement, à mon rythme avec une forme physique un peu échappée ces dernières semaines, mais je suis. Quand Moses nous dit qu'on va arriver aux marches, je déclare à la cantonade que je les laisserai prendre l'escalier pendant que je monterai en ascenseur.

Bon an mal an, nous arrivons au sommet, il est un peu plus de 3h30 du matin. Il fait encore sombre, mais au sommet, la nuit est plus claire et au loin, les montagnes se découpent déjà sur une lueur d'avant aube.

Nous nous installons sur les rochers, les guides égyptiens de tous les groupes touristiques qui se sont rejoints là proposent des matelas et couverture. Pas gratuits, bien sûr. Moïse arrive avec une couverture et me propose de la partager. Je lui dis qu'il est une mère pour moi. L'expression ne doit pas exister en égyptien, il ouvre de grands yeux: «A mother?? Rather a father» (Une mère? Un père plutôt).

Pendant cette grimpette, mes jambes ont tenu le coup, mais je dois constater la nullité des Tibihesses.
Ben oui.
Ben non, c'était pas une bonne idée de partir avec ce genre de chaussures, surtout neuves. Bon, on le sait, incendie-gna-gna-gna, et mes super baskets bien formées à mon pied sont restées dans les cendres. Ce matin, je regrette de n'avoir pas pris la peine de me payer une bonne paire de chaussures de marche. Mais aussi, je n'avais PAS DU TOUT prévu de faire un trekking, aussi bref soit-il.
Bref.
J'ai des cloques aux pieds.
J'ai prévu des anti-cloques et, avant de redescendre, je me scotche les doigts de pieds pour éviter le pire. La descente ruinera cette vaine tentative.

D'abord les 750 marches en sens inverse. Et puis une croisée des chemins, et j'opte pour la «camel road» (la route des chameaux) où Olivier, toujours parfait chevalier servant, m'accompagne, tandis que le reste du groupe descend les 3000 marches restantes jusqu'au monastère Ste-Catherine, en bas de la montagne. Je précise que le chemin est de caillasse et les marches ne sont pas régulières du tout. J'ai bien fait de passer par la route et tout de même, j'arrive en traînant la patte et dans un état proche du lamentable. Mais, stoïque, je fais tout pour que ça ne se voie pas et je jubile intérieurement, parce que les autres sont tous bien fatigués aussi. N'y pas que «Mother» à s'effondrer à la fin. Il faut dire qu'en plus d'un joli effort physique, on vient tous de faire une nuit blanche!

Moïse nous laisse ici. Au sommet, il m'a raconté que ça fait 22 ans qu'il monte et descend le Sinaï. (Mais pas une fois il ne rapporera de table des commandements). Il m'a dit aussi que dernièrement, un touriste russe s'est éloigné du groupe et il s'est perdu. Je crois avoir compris qu'ils l'ont retrouvé mort au bout d'une semaine. Il déplorait cela, Moïse le Sauveur: «vingt-deux ans sans aucun problème et tout d'un coup ça…», c'est pourquoi il nous tournait autour comme un chien de berger, exhortant les premiers à ralentir et venant tendre la main aux derniers. Au sommet, à un moment, une fille lâche son appareil photo qui tombe un peu plus bas, entre deux grandes pierres penchées. Moïse lui interdit d'aller le chercher d'une brève interjection. C'est pas que c'est vraiment dangereux, mais ça en a l'air. Un faux pas, une semelle qui glisse sur la pierre lisse, et c'est la chute dans la vallée. Il appelle un jeune garçon qui atteint l'appareil avec agilité et ça rassure tout le monde. Moses appelle son groupe «family»…

J'ai désormais un très joli article dans ma boîte à précieux souvenirs: celui d'une belle rencontre avec Moïse au sommet du Sinaï.

Devant le monastère Ste-Catherine, nous sommes tous vautrés çà et là. Je laisse les autres visiter le monastère sans moi, mes jambes ne me portent plus. Il reste dix minutes de marche à faire pour rejoindre le bus, je prends les devants en déclarant qu'une «marche de dix minutes m'en demandera minimum vingt» et ça fait encore marrer.

Au retour, tout le monde s'endort à nouveau, mais cette fois dans une étuve d'au moins 58° (ouiiii, je sais, j'exagère toujours, c'est que j'ai vraiment chaud, voyez-vous). Je me réveille au bout d'un moment et je médite sur le paysage. C'est fascinant! D'abord les reliefs sont changeants et offrent une gamme riche de formes et de couleurs. À un moment, je crois voir des sculptures de style égyptien, comme sur les bas-reliefs du temps des pharaons. Le paysage est désert, et puis tout d'un coup, trois jeeps et un morceau d'oasis; plus loin, quelques chameaux, puis des lignes électriques qui traversent le paysage. Je suis à me raconter qu'en cas de simple pneu crevé dans ces contrées, nous serions évaporés avant même que la roue soit changée. Je chasse l'idée, vu la vitesse à laquelle le chauffeur conduit, d'un accrochage ou, bien pire, d'un accident avec des blessés. C'est à ce moment que je vois la carcasse d'une voiture calcinée.

Il est passé midi quand nous sommes de retour à l'hôtel et dans l'ordre: douche, dodo, et vers 16h30, un sandwich sur la plage. Et puis surtout, nous libérons nos doigts de pieds dans nos tongues, et je joins une photo de ma cloque au petit doigt de pied: attention âmes sensibles.












Le sommet du Sinaï






Moïse au sommet du Sinaï.
Copyright, exclusivité, marque déposée, photo perso, pas toucher, exemplaire unique!

Olivier au sommet du Sinaï

Patricia au sommet du Sinaï.
L'autre, c'est un Algérien de Paris qui faisait partie de la «famille» de Moïse.


I DID IT (JE L'AI FAIT!)





lundi 10 juin 2013

Vacances















Dahab


Du 6 au 10 juin 2013


De tous les trajets effectués pendant mon voyage, celui-ci est le pire. Même dans le bus le plus confortable avec un air conditionné parfaitement réglé (et ce n'est pas le cas ici, vous l'aurez compris), dormir assis est le pire. Non, malgré le conseil insistant d'une amie, je n'ai pas acheté cette horrible bouée à mettre autour du cou pour empêcher la tête de dodeliner pendant un sommeil assis. L'eussé-je fait —comment je châtie mon français!—, cela eût été totalement vain pendant ce trajet-là. Nous avons eu droit à …tout. La famille, sympathique au demeurant, mais envahissante, avec bébé et petit «trois ans» tous deux également insupportables. Mignons, mais insupportables; le premier pleurant très fort pile pendant les moments calmes quand il y en a eu, et le second s'amusant beaucoup à allumer les lumières au-dessus de son siège qui, bien évidemment, nous éblouissaient directement.

En plus de cela, une musique arabe diffusée très fort, peut-être dans le but d'empêcher les enfants de dormir, dans ce cas, ce fut réussi, puis un DVD démarré à une heure déjà indue de la nuit, un film avec un José Garcia arabe hyperactif qui aurait abusé de la cocaïne, là encore, le son poussé au plus fort histoire que les bancs du fond n'en perdent pas un décibel.

À deux heures du matin, un stop. Probablement une pause pour le chauffeur, mais tout le monde descend et déguste un snack aux odeurs de kebab envahissantes. Tout cela dans une ambiance dynamique et sonore, deux heures du matin étant l'heure idéale pour les plaisanteries et les bavardages, c'est bien connu.

Comment nous avons réussi à dormir tout de même reflète de la miraculeuse capacité du corps humain à s'adapter.



Nous arrivons à Sham-el-Sheik aux aurores et devons patienter une heure avant d'attraper un bus pour Dahab. Là encore, je suis fascinée par le bruit, à tel point qu'à un moment, les décibels sont tellement agressifs que je sens monter une grosse colère en moi. Je m'entends (tout juste) penser: «Mais est-il possible qu'il y ait plus de bruit?». Un vendeur de sodas a mis une musique à fond sur une petite chaîne hi-fi. Les cars font du bruit, les gens se parlent en hurlant, pourtant, la foule est clairsemée, il n'y a pas tant de monde sur cette gare routière.

Plutôt que d'extériosier ma colère par le cri primal que préconise Bigard et qui me soulagerait bien, je pars dans une réflexion intérieure. Douze heures de bus dans le bruit incessant, je pense au bébé et au développement de son cerveau: d'emblée programmé à être abruti. Comment ensuite réfléchir à soi, sa vie, ses besoins et ses désirs quand même les heures de repos sont envahies par des distractions sonores paroxystiques qui semblaient parfaitement normales pour tous ces gens? Je viens de lire un article sur la manipulation des masses, la distraction par le bruit et les sujets futiles en est une...

Le bus jusqu'à Dahab est plus calme, et nous trouvons un très joli hôtel géré par une australienne exubérante et fort sympathique.

Et depuis notre arrivée le 6 juin, nous posons notre flemme. Plage, baignade, bon repas, viande pour Olivier qui doit se refaire des muscles et fruits de mer pour moi. Le poisson est frais du jour, il est délicieux! Nous faisons des heures au bord de l'eau. Les restaurants fournissent des «sun beds» (des transats) sur lesquels nous pouvons rester toute la journée, du moment que nous consommons au bar. Et il ne faut pas nous pousser beaucoup, ils proposent des jus de toutes sortes, des milk shakes onctueux, une boison fraîche à l'hibiscus et, le top du top, du jus de lime et de la menthe fraîche. Sans oublier la goyave ni la mangue…

On le sait, ma garde-robe a été carbonisée un certain jour de mars, y compris mes maillots de bain. J'étais donc partie sans, ne prévoyant pas de baignade en Inde. Mais en Egypte, et au bord de la mer rouge, voilà une pièce de vêtement devenue indispensable. Après avoir tout de même regardé, en vain, pour m'en acheter un à Alexandrie, je DOIS en trouver un ici. Je m'enquiers auprès de l'Australienne sympa de l'hôtel qui me conseille de ne pas m'attendre à une bonne qualité, certains maillots pouvant lâcher au bout de deux jours…
—Welcome to Egypt! commente-t-elle.

Mh… Je fais quelques  boutiques et ma quête devient hilarante. Je demande un «bathing suit» (maillot de bain) pour moi, et comme ils ne comprennent pas tous, je précise : «bikini». Moment furtif de stupeur, voilà une chose qu'ils ne vendent pas souvent. Mais louper une vente est encore plus improbable, donc, ils cherchent. Vite.
—For you? What size? Large? Two pieces? Wait, Madam…
Et le vendeur disparaît. J'ai pas des masses de patience, et au bout d'une minute trente de poireauter toute seule dans la boutique qu'il a désertée, je décide de partir. Il revient avec cinq modèles hideux qu'on dirait extirpés d'un container de dons d'habits. Je jette tout de même un œil; sur les cinq, pas un dans lequel il paraît raisonnable que je rentre. Merci beaucoup, mais non merci, et l'argument «trop petit» m'évite de dire «trop moche». Je fais ainsi deux ou trois boutiques pour finir par me retrouver dans celle où chaque vendeur est venu en vitesse attraper quelques modèles pour me les proposer dans leur boutique.

Après bien du mal, un modèle pas trop vilain et dans lequel je rentre tout juste. (Et grâce au fait que j'ai encore posé des kilos, parce que je suis la première surprise de rentrer dedans). Reste l'étape marchandage. Et si je finis par le prendre à un prix plus que correct, c'est bien parce que je me doute que je n'en trouverais pas un autre dans tout Dahab.

Quand je croise l'Australienne rigolotte, je lui fais part de ma trouvaille:
—Like you said: I found one that might last one week, and I took the less ugly (Comme vous me l'aviez dit: j'ai trouvé un modèle qui durera peut-être une semaine, et j'ai pris le moins moche).
—Good choice! (Bon choix)
Et nous rigolons ensemble.

Il me faudrait également un débardeur et un short. Je trouverai un joli petit top dans les mêmes conditions de choix, quant au short, je serai bredouille. Les vendeurs, prêts à tout pour réaliser une vente, me proposent tous les modèles hommes, y compris les shorts prévus pour la baignade avec filet de contention à roubignolles en me disant d'un air convaincu:
—Yes, for ladies too. (oui, pour les femmes aussi).
Là, je me fiche d'eux ouvertement, tout de même…

J'opterai finalement pour une petit jupe blanche que j'arriverai à négocier presqu'au tiers du prix de départ et c'est sans faire exprès. Quand il m'articule le prix, je me dis que bon, tant pis, je ferai sans short et sans jupe et je décide de renoncer. Mais pas le vendeur. C'est lui qui baissera son prix, je ne monterai le mien que d'un chouïa.

Nous comprenons un ou deux jours plus tard que nous sommes en pleine saison touristique et …qu'il n'y a vraiment pas grand monde pour la saison. C'est effectivement très calme. Un soir, nous avions choisi un restaurant plus loin, là-bas, mais en passant cet autre, le responsable nous dit «50%». Wouah, nous nous laissons convaincre, tu parles! D'autant qu'ils sont tous bons, ces restaurants, et tous très agréables.

Nous allons rester ici encore quelques jours. Demain ou après-demain, nous irons faire une excursion, c'est encore à l'état de débat, mais probablement voir le lever du soleil depuis le Sinaï. Et puis il y a des grottes aux roches de couleurs qui ont l'air belles, mais pour l'instant, c'est toujours soleil et bains de mer. Et plein de crème contre les coups de soleil, et encore des boissons fraîches et gouteuses.

Ah oui, et Olivier est allé se faire raser….



Alaska hôtel (pourquoi ce nom ?....)



Bons restos

Bonne ambiance


Et même du bon café!

La sieste pour tous, y compris les chats qui semblent aussi sacrés en terre égyptienne
que les vaches le sont sur sol indien.

Visite d'un petit «Mistigris» alors que nous sommes à table


...et ils ont droit aux restes


«Félicitations, vous êtes sorti du lit».
Une enseigne sortie à l'heure du petit déjeuner pour inciter le client à venir le prendre là.
Le lendemain: «Oubliez l'histoire, B.C. veut dire "avant le café"»
B.C. signifie before Christ, avant J.C., c'est évidemment intraduisible.



dimanche 9 juin 2013

Solidarité, réseau, échange, diffusion... Ensemble


J’ai une amie qui a une amie qui vient de rentrer d’Inde qui fait passer une demande. Que je relaye ici.

« Cher vous tous,
Peut-être certain d’entre vous sont au courant que je suis partie en Inde en Décembre dernier.  Ce fut un des plus actif et des plus intéressants voyages que j’ai pu effectuer de toute ma vie  et  définitivement pas le dernier dans ce pays incroyable.
Nous avons passé notre temps dans le domaine rural de Jharkhand (4 heures de train de Calcutta) bien loin des attractions touristiques. Avec Bihar c’est une région des plus pauvres d’Inde. Les gens y vivent sans rien et chaque jour ils se battent pour mettre un peu de nourriture sur la table. Certains n’ont même pas de vache ou de chèvre pour le lait. Malgré  cette immense pauvreté, les enfants jouent  et rient ensemble, comme n’importe quels autres enfants dans le monde. Toutefois,  les articles de bases comme les vêtements sont manquants. Pendant les mois d’hiver, la température peut plonger facilement en dessous de zéro Durant la nuit et ne monte guère au-dessus de 5 degrés la journée et bien sûr on peut oublier le chauffage car totalement inexistant. J’ai été choquée de voir que les enfants sont pieds nus dans ce climat si rude, pas de chaussettes, ni chaussures. Par contre nous,  occidentaux gâtés, à se plaindre de nos pieds frigorifiés  malgré  nos chaussettes thermo et nos bonnes semelles.
Il m’est donc venu l’ idée d’organiser  un don de chaussettes à ces enfants. C’est peu de chose pour nous, mais pour eux cela fera une grande différence. Je suis en contact avec des  personnes locales et obtenu la confirmation que cette donation serait très appréciée. 
Je fais donc appel à  votre soutien pour faire un don de chaussettes pour autant d’enfants que vous le souhaitez. Elles n’ont pas besoin d’être flambantes neuves mais par contre en bon état.  Toutes les tailles seront acceptées depuis celles des bébés jusqu’aux  enfants de 15-16 ans et tout ces articles seront amenés en Inde en Septembre/Octobre de cette année (2013).
Je me réjouis de recevoir un …TAS…. de chaussettes et d’avance je vous en remercie.
Namaste
Barbara »

Faites donc vos fonds de tiroir, et envoyez vos dons de chaussettes ici :
Barbara Zurkinden
Pérolles d’en haut 4
1752 Villars-sur-Glâne  

PS pour minimiser sur les couts d'envoi postaux, mettez simplement dans une enveloppe a bulle cela vous évitera de payer le prix d'un colis (cher).





mercredi 5 juin 2013

Musée national d'Alexandrie




Après un bon capuccino, nous allons visiter le musée national. Il n'est qu'à deux cents mètres de l'hôtel, nous y allons à pieds. En chemin, je guette deux choses: une banque qui veuille bien me permettre de retirer de l'argent avec ma carte de compte (et non de crédit) et un magasin qui vende des maillots de bain. Mission impossible pour les deux choses. Pour l'argent, c'est étonnant, pour le maillot, ça l'est moins: tenter d'acquérir un bikini dans ce pays musulman où les femmes sont couvertes de la tête aux pieds pour certaines est un défi, même si Alexandrie est réputée la ville la plus libérale du pays.

Je tenterai le coup dans les stations balnéaires. Nous prenons le bus ce soir pour Dahab, aux pieds du Sinaï. Dix heures de bus sur des routes dont je ne suis pas sûre qu'elles soient agréablement carrossables. Nous verrons...

Au musée, nous avons droit aux premiers objets de l'Egypte ancienne, en vrai, pour de vrai. J'ai toujours été fascinée par l'Egypte, rien qu'en image, alors me retrouver face à des tablettes gravées me ravit. Quel incroyable travail d'artiste. Les bas-reliefs sont sculptés avec aisance et précision, par une rature, pas un pâté dans l'écriture... Et les pigments sont fascinants.

Quelques statues ne sont pas sous verre et je ne me gêne pas de les toucher. Laisser glisser les doigts sur les hiéroglyphes est voluptueux, tout comme le toucher incroyablement de cette mosaïque qui me surprend. Le dessin est patiné, la surface en est presque lisse.

Hélas, les photos ne sont pas permises. Dommage.

Le soir, nous prenons le bus de nuit pour Dahab.






mardi 4 juin 2013

Bibliothèque d'Alexandrie


L'histoire de l'antique bibliothèque m'a toujours touchée: tant de savoir brûlé, détruit à jamais. Je ne m'en suis jamais remise. On ne sait pas très bien qui a détruit ce temple du savoir, apparemment, ça s'est passé en plusieurs fois. Jules César est montré du doigt: en incendiant le port, le feu s'est propagé à la bibliothèque. Oups… D'autres raisons sont évoquées et je vous laisse consulter Madame Wikipédia, si le sujet vous intéresse.

Pour ma part, je suis heureuse de découvrir ce jour que la bibliothèque actuelle a repris la vocation, celle de rassembler le maximum des savoirs du monde et de le mettre gratuitement à disposition de tous. Voici le lien internet de la bibliothèque d'Alexandrie, merveille du monde.

Nous avons visité le bâtiment à l'architecture hautement élaborée: tout y est prévu pour une lumière indirecte (afin de ne pas abimer les livres) mais suffisante pour se passer de lumière artificielle. La sonorisation est parfaite: l'ambiance est feutrée partout. Nous visitons tous les musées à disposition, y compris celui des manuscrits anciens. Il y a là des oeuvres anciennes devant lesquelles on a envie de s'incliner, même si les textes sont en arabes ou en copte pour la plupart, même si les plus précieux ne sont que des fac-similés.

La bibliothèque possède l'une des imprimantes les plus performantes qui peut fabriquer un livre de qualité papier-édition en trois minutes. Pour l'instant peu opérationnelle, en raison des problèmes de droits d'auteur. Le monde de l'édition et du savoir bute planétairement sur ce problème. Un savoir accessible à tous serait pourtant plus que souhaitable de nos jours.



Ptolémée Ier, l'instigateur de la première bibliothèque.

L'un des nombreux directeurs